
Adaptation de Stabat mater et Passion selon Jean, d’Antonio Tarantino.
Mise en scène et adaptation Frédérique Loliée
Avec Evelyne Didi, Charlotte Clamens, Yann Boudaud, Pascal Tokatlian.
Sons et musiques Teddy Degouys
Décor et lumières Yves Bernard
Régie générale Gaëlle Fouquet
Costumes Laure Mahéo
Construction décor Philippe Cottais
Production
Les lucioles – Rennes. Robert Trenton Cie.
Co-production
Théâtre la Paillette, Rennes. Comédie de Caen – CDN de Normandie.
Avec le soutien
Ville de Rennes Résidence au Théâtre Guy Ropartz,
Région Bourgogne – Franche Comté, Région Bretagne,
Département de l’Yonne, Département d’Ille-et-Vilaine,
Ministère de la Culture et de la Communication.
Que seraient Jésus, Marie et l’apôtre Jean aujourd’hui ?
Antonio Tarantino imagine ces figures bibliques attendant dans un dédale d’administrations.
Jésus serait électricien, interné depuis 20 ans à l’asile : un schizophrène se prenant pour le Christ. Il attend sa carte d’identité. Il est accompagné par Jean, infirmier, son témoin, qui doit faire face à tous les problèmes concrets de ce chemin de croix moderne.
Il y a la femme de l’administration qui occupe tous les postes, parce qu’il y a une épidémie.
Et Marie qui recherche son fils, il s’appelle aussi Jésus, recherché pour des histoires politiques. Il a disparu.
Vivant d’aides, de petits salaires, de système D, ils font tous partie des « classes pauvres » (Heureux vous qui êtes pauvres…). Ils frôlent l’exclusion en attaquant ceux qui y sont, affrontant tout à partir de leur expérience de vie, de manière brute – les grands thèmes comme les clichés – et c’est drôle parce que c’est provocant, parce que leurs explications du monde prennent des raccourcis qui les dépassent eux-mêmes, parce qu’il y a des inventions jubilatoires dans l’oralité : ils parlent une langue toute cassée, avec des syntaxes impossibles, et comme avec le reste ils se débrouillent avec.
Il y a des choses qui brillent avec rien, des enluminures toujours possibles.
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